Le cœur est capable du meilleur comme du pire
- Florent Cecchella

- il y a 7 jours
- 3 min de lecture

Mes chers amis, notre existence est de plus en plus alourdie par le poids de la société. Notre travail, notre santé, notre vie sociale et notre économie devraient nous épanouir, mais ils sont aujourd’hui les piliers d’un système de plus en plus écrasant.
Sans critiquer le monde d’aujourd’hui, j’en fais son constat.
Seule l’action du cœur engendrera le mouvement qui enclenchera le changement, sans détruire l’ancien monde et sans devoir recommencer à zéro mais plutôt en le transformant et en le conduisant vers un monde nouveau.
En nous transformant nous-même, nous pouvons transformer le monde.
Bien souvent devant les obstacles et les épreuves de la vie, il y a juste un pas de côté à faire, alors notre point de vue change et un chemin vers un nouvel horizon s’ouvre devant nous.
Même si ce que nous découvrons nous semble nouveau, cet horizon a toujours existé.
Enfermés dans notre bulle, happés par la société moderne, nous ne le voyons pas, tout simplement.
D’un côté, ce poids écrasant, ce voile, nous empêche de ressentir, d’avoir des « états d’âme ». Il nous pousse à prendre une place, qui n’est pas toujours la nôtre, quel que soient les moyens utilisés. De l’autre, il nous infantilise au point que la fausse morale nous culpabilise. Paralysés par la peur de nous tromper ou d’être sous le joug de la justice du politiquement correct, de la norme et de la note, nous attendons et la vie passe.
Encore une fois, il n’est pas question de détruire ce monde, de quitter son travail, son couple, de changer brusquement et radicalement de vie… Le changement se fait petit à petit, avec cœur et poésie.
Dans la nature, rien n’est radical.
Dans la nature, tout prend du temps.
C’est d’ailleurs ce qui prend du temps qui est le plus agréable à accomplir, à donner, partager et à recevoir.
Nous pouvons changer notre vie, sans devoir quitter le monde, repartir de zéro ou vivre dans une grotte.
Nous pouvons changer le monde sans tout quitter dans notre vie en maîtrisant tout simplement nos émotions.
Quand nous sommes poussés à bout, proche du burnout, nous pouvons prendre des décisions radicales. À court terme, elles peuvent être bénéfiques mais à long terme, elles ne règlent rien ! Une fois relevé, nous replongeons dans le tourbillon de la vie moderne jusqu’au prochain genou à terre, jusqu’à ce que le monde artificiel nous pousse à réagir et à faire des choix radicaux …
Repartir de zéro n’est pas négatif, c’est même important d’être capable de le faire. C’est le cœur qui nous donne le courage de nous transformer. Il porte et incarne en lui la force, la puissance du changement et du mouvement, mais quand nous sommes contraints de le faire, c’est le signe que nous n’avons pas maîtrisé nos émotions.
Soit, nous n’avons pas assez de cœur, soit au contraire nous en avons trop. Par manque de passion, nous pouvons passer à côté de notre vie, mais la passion peut aussi nous conduire au fanatisme.
Le cœur est capable du meilleur comme du pire car c’est toujours au nom de la paix, de l’amour que nous faisons la guerre …
C’est d’ailleurs la guerre qui rythme notre vie, notre travail, notre santé, notre vie sociale et notre économie. Elle est l’énergie qui nourrit le système dans lequel nous vivons.
C’est la guerre de tous contre tous.
C’est la guerre également à l’intérieur de nous.
C’est la guerre dans tous les domaines de notre existence.
Tout cela vient du cœur et de notre manque de maîtrise de nos émotions et de nos sentiments…
Pas assez de cœur et de passion, tue la vie.
Trop de cœur et de passion tue également la vie.
C’est le constat que je fais et que je partage avec toi. Il n’est pas fataliste…
Au contraire, ce constat me pousse à me transformer, à renforcer mon cœur, car le monde nous blesse en permanence.
Nous devons maîtriser les forces du cœur, être à la fois très sensibles sans être trop passionnés et ne pas nous laisser submerger par nos émotions.
Que ton cœur soit la maison de ton âme.



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